Le statut juridique du salon de coiffure

Tout d’abord le choix de l’activité. Lorsqu’il exerce dans un salon, un coiffeur est considéré comme un artisan. Mais, s’il achète et revend des produits capillaires son service peut aussi être commerciale. Le cumul des deux activités est très fréquent dans la coiffure. Toutefois, lorsque l’entreprise dépasse le nombre de 10 salariés, elle est automatiquement considérée comme exerçant une activité commerciale.

En termes de statut, plusieurs choix juridiques s’offrent à vous. Si vous créez seul votre entreprise, il vous sera possible de choisir la société unipersonnelle avec un associé unique : l’EURL ou la SASU. La différence entre les 2 statuts concerne essentiellement le régime de sécurité sociale du chef d’entreprise. Pour l’EURL c’est le RSI et la SASU le régime de sécurité sociale. Exploiter en nom propre en entreprise individuelle ou opter pour une EIRL est tout à fait réalisable. L’Entrepreneur Individuel à Responsabilité limitée (EIRL) permet entre autres de sécuriser votre patrimoine personnel et de choisir l’impôt sur les sociétés.

Ouvrir un salon de coiffure sous le statut d’autoentrepreneur est souvent déconseillé. En effet, la limitation en termes de chiffre d’affaires et les limitations que cela induit peuvent influencer défavorablement le développement votre entreprise.

Si vous avez des associés, la création d’une société commerciale, type SARL ou SAS est recommandé. Notamment si vous souhaitez développer votre entreprise et créer votre propre chaîne de salons de coiffure.

Lorsque vous ouvrez un salon de coiffure en qualité d’artisan, vous êtes tenu de vous immatriculer au répertoire des métiers. Et si vous exercez en tant que société commerciale, vous devez aussi être immatriculée au registre du commerce et des sociétés. Les formalités de création à effectuer dépendent quant à elles du statut juridique retenu.