Le coiffeur barbier

Un coiffeur-barbier, c’est un coiffeur spécialisé dans la coupe de cheveux masculine, ainsi que la taille et le rasage de barbe. Très répandu, au début du XXe les barbiers ont peu à peu disparu pour renaître depuis quelques années avec de nouveau services.

Le métier de coiffeur barbier nous vient de l’époque où les hommes allaient se faire raser chez le barbier, qui en profitait pour s’occuper aussi des cheveux. Aujourd’hui, les coiffeurs-barbiers proposent une gamme de services esthétiques très complets et connaissent un véritable succès, notamment chez les jeunes. Le barbier réalise certes les soins de bases, mais pas uniquement. Son activité consiste aussi à modeler la barbe de ses clients, pour cela il épile, rase, pose des extensions, réalise des brushings de barbe et de moustache et les colore.

Le rasage s’effectue de manière traditionnelle avec un coupe-chou ou un rasoir de sécurité et un blaireau. Le coiffeur-barbier maîtrise la technique de rasage à l’ancienne, il sait donner une forme spécifique à une moustache, tailler un bouc, ou encore affiner les lignes d’une moustache. Il est en plus un spécialiste en soin de barbe et conseille les clients sur les produits pour l’entretien quotidien de leur barbe.

À l’inverse du barbier traditionnel qui effectuait juste les rasages, le coiffeur-barbier offre aussi des soins pour préparer et purifier la peau et la moustache. Il utilise des huiles essentielles pour empêcher les irritations, applique une serviette chaude sur la peau, fait des gommages… La mission de ce professionnel, c’est donc l’entretien et l’esthétise de la chevelure et la barbe et la réalisation de soins.

Les qualités du coiffeur barbier

Les compétences pour être un coiffeur-barbier sont :

  • Savoir maîtriser le matériel spécifique (coupe-chou, rasoir, ciseaux, blaireau, tondeuses…).
  • Se familiariser avec les différents types de peau et leurs spécificités.
  • Connaître les produits à utiliser pour les soins d’une barbe et savoir conseiller ses clients.
  • Être au fait des règles d’hygiène et de sécurité liées au métier.
  • Maîtriser les bases de la relation client.

Comment devenir coiffeur-barbier

Même s’il est possible de devenir coiffeur-barbier après un CAP ou un BEP métiers de la coiffure. Il est toutefois recommandé de réaliser une spécialisation Expert Barber ou auprès de maîtres barbiers, pour acquérir les techniques nécessaires. Il faut en moyenne 6 mois pour devenir un barbier compétent.

Bon à savoir : le BP coiffure propose une épreuve facultative d’entretien pilo-facial.

Le directeur artistique

Le directeur artistique ou DA est un coiffeur très expérimenté avec un sens artistique accrue. Son rôle est de penser, créer les tendances coiffures du moment. Il incarne l’esprit d’une marque. Coiffeur confirmé, expérimenté, parfois charismatique, portant une attention particulière au monde contemporain, il crée et met en scène les coiffures de demain aussi bien en photo, vidéo ou lors de shows.

Ses créations donnent le ton au monde de la mode et de la beauté, au cours des saisons, donnant l’inspiration aux professionnels du métier. Pour ce faire, il doit constamment avoir un œil sur les différentes tendances en matière de mode et sociétales. C’est un visionnaire qui doit savoir imaginer des coupes et des coiffures que les autres coiffeurs pourront adopter. Son principal défi, c’est de contrôler et surpasser les techniques traditionnelles pour en retirer les combinaisons les plus novatrices.

Les qualités du directeur artistique

Le métier de coiffeur/directeur artistique fait appel à :

  • Un sens artistique ultra développé et la capacité d’imprégner, d’incarner et de représenter l’esprit et les tendances d’une maison.
  • L’autonomie.
  • La maîtrise parfaite de toutes les techniques et de la capacité de les surpasser pour en extraire les meilleures associations et les adapter aux grands courants de la mode.
  • Posséder un vrai sens de la communication, afin d’être compris par son entourage.
  • Avoir une bonne condition physique.
  • Être un leader et savoir motiver et former son équipe.
  • Être organisé et avoir le sens du détail.
  • Pouvoir et savoir déléguer.

Devenir directeur artistique

Il n’y a pas de formation spécifique au métier de directeur artistique, bien que l’on attende un niveau BP (Brevet Professionnel) minimum voir un BM (Brevet de Maîtrise). Il est en plus recommandé une bonne expérience des séances photo, ainsi que des relations avec des photographes et des modèles.

Le coiffeur studio

Un coiffeur studio effectue les coiffures et le maquillage des acteurs, actrices, mannequins lors d’un shooting-photo (pour un magazine, une marque), d’un film, d’un spectacle ou d’un défilé. Mais c’est aussi lui qui maquille et coiffe les invités et les présentateurs des émissions de télé. Il est sous la direction du directeur artistique, d’un metteur en scène ou d’un réalisateur. Et met son savoir-faire et ses connaissances techniques au service de la mise en scène et de l’image. Le coiffeur studio peut réaliser lui-même les coiffures et le maquillage ou bien les faire faire et peut également effectuer des travaux de recrutement, d’encadrement et de gestion budgétaire.

C’est un métier que l’on exerce dans des loges, studios, sur des plateaux de télévision, plateaux de cinéma ou encore en extérieur, avec un rythme différent de celui du salon de coiffure. Les horaires sont décalés avec un travail de nuit, le week-end notamment pour les spectacles. Le métier de coiffeur studio demande une véritable coopération entre habilleurs, directeur de la photo, scripte… Il est possible d’exercer comme salarié, indépendant ou intermittent du spectacle. C’est une activité qui demande une disponibilité maximale, qu’il est préférable d’exercer jeune.

Les qualités pour être coiffeur studio

La profession exige :

  • D’être vif, rapide et flexible pour faire face aux voyages et appels de dernières minutes.
  • D’avoir une bonne condition physique, car stress et fatigue sont monnaie courante.
  • De posséder de bonnes bases techniques pour pouvoir satisfaire à toutes les exigences et demandes.

Devenir coiffeur studio

D’abord un CAP coiffure puis un BP coiffure, mais surtout avoir quelques années d’expérience réussites en salon. Ou bien en tant qu’assistant d’un coiffeur réputé, d’un directeur artistique …

Le Hair Designer

Le métier de coiffeur Hair Designer est une branche particulière de la coiffure, qui allie à la fois sens artistique et dextérité. Le coiffeur artistique est un professionnel qui a pour tâches de créer des coiffures adaptées aux attentes et au visage des clients. En alliant son expertise et son imagination, ainsi que ses connaissances en physionomie et son sens de l’observation, il façonne des coiffures uniques, pour mettre en valeur ses clients. Ceci en veillant à répondre aux attentes capillaires de chacun.

Le Hair Design s’est réalisé toutes sortes de motifs en rasant sur différents niveaux les cheveux des clients. La technique s’effectue principalement sur cheveux coupés ras, en réalisant tous types de motifs, logos, symboles et même messages. Bien qu’il s’adresse à tous la grande majorité des clients d’hair design sont des hommes ou enfants.

Cette méthode demande un savoir-faire et une grande connaissance des différentes techniques de coiffure, des produits et du marketing. Véritable artiste capillaire, il peut évoluer dans toutes sortes de salons de coiffure qui souhaitent transformer les cheveux de leur clientèle en œuvre d’art. Ou encore dans l’univers de la mode, la publicité ou le cinéma.

Les qualités du Hair Designer

Pour être un bon hair designer vous devez :

  • Faire preuve de créativité.
  • Être passionné part l’art sous toutes ses formes.
  • Posséder des qualités en dessin.
  • Savoir écouter

Devenir Hair Designer

Pour devenir hair designer, le CAP métiers de la coiffure, c’est le minimum requis. Si vous souhaitez vous réellement vous spécialiser, des mentions complémentaires en Hair Design existent.

Le coiffeur visagiste

Nous rêvons toutes d’avoir la coupe d’Éva Longoria, ou la dernière coupe de Blake Lovely ou Jennifer Lawrence. Mais, il faut être lucide nous n’avons pas le même physique, ni morphologie. Alors, comment faire pour enfin trouver cette coupe qui nous mettra en valeur ?

Lorsque l’on pense au métier de coiffeur, trop souvent en l’associe au professionnel qui sait couper, teinter les cheveux et réaliser des mises en plis. Pour autant, il existe un expert qui sait adapter la coupe à la morphologie de notre visage et la couleur qui nous mettra en valeur, en somme le coiffeur-visagiste.

La différence entre coiffeur et coiffeur-visagiste ? Le coiffeur ou coiffeuse va se contenter de reproduire votre demande sans tenir compte de certains critères de faisabilité. Alors que le visagiste va étudier la forme de votre visage et la coupe qui vous conviendra le mieux tout en tenant compte de vos envies. C’est celui qu’il faut consulter pour changer de tête.

Le coiffeur visagiste sait comment placer les volumes autour du visage, selon la forme du visage, la couleur des yeux, le teint, la nature des cheveux, la forme des sourcils et de la bouche. Et tout en tenant compte également des désirs et des goûts de sa cliente. Pour déterminer la coupe idéale, le coiffeur(se) va donc se référer à la forme du visage principalement. Il en existe 9 différents, nommés en fonction des parties dominantes, que sont le front, les joues et la mâchoire.

Les différents types de visage

  1. Le visage rond : le front et la mâchoire sont de la même largeur et arrondis. Le visage est aussi long que large, avec des joues pleines et des pommettes bombées.
  2. Le visage carré : le front est large, la mâchoire est saillante. Le visage possède des lignes bien déterminées et des contours anguleux.
  3. Le visage oblong ou allongé : il est similaire au visage ovale, mais en étant moins large et plus long.
  4. Le visage losange, hexagonal ou diamant : il se caractérise par des lignes courtes, le front et le menton sont fins, alors que les pommettes sont larges et bombées. Les contours du visage sont anguleux, mais avec des traits délicats.
  5. Le visage ovale : il est considéré comme le visage idéal, il est plus long que large le front et la mâchoire sont de la même largeur et arrondis. Le menton est fin. Le visage est parfaitement équilibré en longueur et en largeur.
  6. Le visage rectangle : il est similaire au visage carré, mais en plus allongé, le visage est anguleux et tout en longueur.
  7. Le visage triangle (pointe en haut) : morphologie plutôt rare avec un front étroit et une large mâchoire, à l’inverse du triangle inversé.
  8. Le visage triangle (pointe en bas ou inversé) : le front et large et la mâchoire est fine, les pommettes sont peu proéminentes et le menton pointu.
  9. Le visage cœur : Le visage cœur est similaire au visage triangle à la différence que le visage cœur, à la ligne de cheveu en forme de V au centre du front.
Les différentes formes du visage

La technique peut sembler brutale, puisqu’il peut paraître indélicat de s’entendre dire que l’on possède un front large, une mâchoire carrée ou encore des joues joufflues. Et encore plus lorsqu’une personne émet un doute sur votre coupe actuelle et que vous avez depuis des années. Il faut être conscient du mal-être que cela peut provoquer et les annoncés avec tact. C’est pourquoi le visagiste joue aussi un rôle de psychologue, en faisant preuve d’écoute et d’aide à l’acceptation du « défaut », soit en l’adoucissant, soit en faisant un atout.

La consultation chez un visagiste

Un rendez-vous chez un coiffeur-visagiste se déroule selon les 3 étapes

  • Le diagnostic : avant toute intervention, le spécialiste doit établir un diagnostic pendant lequel il prend note :
    • Des goûts, des attentes de la cliente (que souhaite-t-elle ? Plus de lumière ? Plus ou moins de volume ? Moins ou plus de longueur ?).
    • De son mode de vie (le temps qu’elle accorde à sa coiffure le matin, quel type de coiffure veut-elle ? Est-elle sportive, très active ?).
  • L’analyse morphologique : suite au diagnostic, le visagiste va étudier les volumes du visage. Il détermine ce qu’il faudra mettre en valeur ou au contraire atténuer ou compenser. Par exemple un long nez ou une mâchoire dominante. Le professionnel tient compte aussi d’autres éléments comme le teint du visage, utile pour déterminer la couleur la plus adéquate pour les cheveux. Ainsi des teintes claires mettront en valeur des visages en apportant plus de luminosité. Tandis que des teintes plus foncées pourront accentuer des parties du visage que l’on souhaite mettre en avant comme la couleur des yeux.

Une fois le diagnostic et l’analyse terminés, il informe sa cliente de ses conclusions et comment il va procéder. Ces étapes sont essentielles afin d’établir les bonnes bases pour une coupe réussie et nécessitent entre 15 et 30 minutes.

  • La coupe : une fois qu’il sait comment procéder et qu’il en a informé sa cliente, le visagiste va procéder à la couleur (si nécessaire) et à la coupe. En se référant à ses conclusions, ainsi qu’aux attentes de la cliente. Une prestation chez un visagiste peut durer jusqu’à trois heures.

Les prestations d’un coiffeur-visagiste sont plus élevées que ceux d’un coiffeur classique, entre 100 € et 4000 € selon la renommée du salon. Mais cela peut en valoir vraiment la peine.

Le métier de coiffeur

Le coiffeur ou la coiffeuse, c’est une personne formée pour couper, entretenir les cheveux. C’est un(e) professionnel(le), qui maîtrise les techniques tels que la coupe, la coloration et le coiffage des cheveux. Et qui est donc habilité à prendre soin des cheveux des enfants, des femmes et hommes qui ont recours à ses services. En vrai expert, le coiffeur ou la coiffeuse est apte à proposer à ses clients une coupe qui correspond à leur morphologie. Mais aussi d’établir un diagnostic complet du cuir chevelu et des cheveux afin de lui recommander le soin idéal. Être coiffeur(se), c’est aussi être commerçant et pouvoir vendre des produits capillaires.

Un coiffeur peut travailler aussi bien comme salarié dans un salon ou comme entrepreneur indépendant, soit à son compte à domicile.

Que fait un coiffeur ou une coiffeuse ?

Les principales missions du coiffeur sont :

  • L’accueil et le conseil : écouter les demandes client, réaliser un diagnostic de l’état de santé des cheveux et du cuir chevelu, recommander une coupe et des soins. Un coiffeur(se) réalise généralement donc tout ce qui concerne le style, l’apparence et l’entretien des cheveux. Le coiffeur ou la coiffeuse doit être avant tout à l’écoute du client, pour connaître ses besoins et envies et s’assurer qu’il comprend clairement les demandes effectuées par le client ou la cliente. Ils peuvent aussi se référer à des photographies, des images de magazines afin de visualiser le look attendu par la personne.
  • Les prestations techniques : coupes, brushing, chignons, colorations, mèches, permanentes, extension… L’activité la plus récurrente du coiffeur(se), c’est la coupe de cheveu. Lorsque l’on fait appel à un coiffeur, c’est parce que l’on souhaite un nouveau style ou que l’on a besoin d’une coupe.
  • la vente de produits : conseiller et vendre des produits capillaires. Une fois en poste ils doivent continuer à se former régulièrement, dans le but de pouvoir offrir aux clients les dernières techniques, les derniers styles et de leur proposer les nouveautés en matière de produits et de soins.

Les techniques de coiffage

Pour pouvoir exercer au mieux sa profession, un coiffeur doit savoir réaliser les techniques suivantes :

  • couper et coiffer les cheveux droits, raides
  • couper et coiffer les cheveux bouclés, frisés ou ondulés
  • la coupe femme, réalisez après un shampoing ou sur cheveux mouillés de façon à voir le rendu lorsqu’ils retombent. Puis identifiez la forme du visage pour obtenir une coupe harmonieuse.
  • le barbier, c’est-à-dire s’occuper de la barbe, mais aussi des poils sur le menton, des moustaches, des rouflaquettes.
  • la permanente, technique de frisage des cheveux qui est irréversible.
  • Le lissage soit à l’aide d’un matériel type fer à lisser, pour un résultat temporaire, soit avec un procédé chimique pour un résultat permanent.
  • le balayage, qui consiste à recouvrir des cheveux, mais en les fondant dans la masse en éclaircissant la masse capillaire avec soin.
  • une bronde, c’est-à-dire foncer le blond actuel tout en conservant de la blondeur.
  • la coloration, enrobé les cheveux afin d’en modifier leur pigmentation naturelle. Il existe 2 types de coloration :
    • la coloration chimique réalisé avec ou sans ammoniaque selon le rendu désiré.
    • la coloration naturelle ou végétale, qui est un mélange de plantes ou d’algues avec de l’eau chaude.
  • la décoloration, dépigmentation de la couleur naturelle du cheveu par processus d’oxydation
  • le gommage, technique à destination des colorations trop foncés. On retire la coloration grâce à l’oxydation, ensuite on recolore les cheveux avec une teinte plus clair.
  • l’ombré hair, technique qui est destiné à créer une différence de ton entre les racines, les longueurs et les pointes. Le rendu est moins marqué que le tye and die et moins radical.
  • la patine ou le vernis, technique de coloration très légère avec peu d’oxydation ou pas du tout. Elle s’utilise pour modifier les reflets indésirables et donner de la brillance aux cheveux.
  • le ton sur ton, coloration avec peu d’eau oxygénée, afin d’éclaircir les cheveux d’un ton au maximum.

Les qualités d’un coiffeur ou d’une coiffeuse

Pour exercer ce métier, il faut être doté de certaines qualités comme :

  1. Être souriant et accueillant : savoir accueillir tout au long de la journée les clients avec le sourire, les mettre à l’aise dés leur arrivée, en attendant de pouvoir s’occuper d’eux. On n’a guère l’occasion de faire deux fois bonne impression.
  2. Une apparence soignée : exercer un métier en lien avec l’esthétique et la beauté demande d’avoir une apparence soignée, un look impeccable et de prendre soin de soi pour inspirer confiance.
  3. Le sens du relationnel : prendre soin de son client ou cliente de son arrivée jusqu’à son départ tel est la mission du coiffeur, soit en respectant le silence désiré par certains soit en acceptant de discuter avec ceux qui le souhaitent.
  4. Être à l’écoute : savoir écouter les demandes des clients tout en sachant les conseillers lorsqu’ils font fausse route dans le choix d’une coupe ou d’une couleur. Le défi étant de savoir doser l’équilibre entre les solutions proposées, sans aller à l’encontre de la volonté du client.
  5. Être force de proposition et être patient : pouvoir conseiller les indécis en leur proposant, et en les amenant à choisir une coiffure adapter à leur morphologie. Il sera nécessaire de faire preuve de patience pour l’aider à faire son choix, et ce, malgré le temps qui passe et les clients qui attendent.
  6. Être créatif et avoir le sens de l’esthétisme : Afin de se démarquer de la concurrence, d’attirer et de fidéliser les client(e)s, le coiffeur doit affirmer sa créativité et son sens de l’esthétisme. Mais il doit aussi se former régulièrement sur son métier, pour avoir un sens aigu des formes, des couleurs et de la physionomie.
  7. Connaître toutes les techniques de coupe : la rapidité d’exécution d’une prestation est primordial pour la rentabilité, mais la qualité ne doit pas en pâtir, d’où la nécessité de connaître toutes les techniques de coupe et de mettre régulièrement à jour.
  8. Être bon vendeur : Le coiffeur doit connaître les qualités de ses produits et savoir les mettre en avant au bon moment, pour que le client ou la cliente reparte avec un shampoing et/ou un soin adapté.
  9. Avoir une bonne condition physique : hommes et femmes de terrain, les coiffeurs et coiffeuses doivent posséder une bonne condition physique. Afin de faire face aux piétinements, à la tête penchée sur celles des clients et pour pouvoir proposer la même qualité de service tôt le matin et tard le soir. Mais, ils doivent également avoir une bonne condition morale pour supporter certains clients, garder son calme notamment à certaines heures, certains jours ou face à une grosse affluence.

Le lieu de travail d’une coiffeuse ou d’un coiffeur

Bien que le coiffeur ou la coiffeuse travail habituellement dans un salon de coiffure en tant qu’employé certains peuvent être des travailleurs indépendants et dans ce cas, ils peuvent louer une chaise dans un salon. D’autres vont réaliser les prestations à domicile ou encore dans les hôpitaux et les résidences de personne âgé ou en fin de vie.

L’industrie du divertissement est aussi un gros employeur pour les coiffeurs. Ainsi les films et les pièces de théâtre emploient des coiffeurs pour styliser et transformer les acteurs. Les artistes et les danseurs sont aussi des employeurs potentiels pour le métier.

L’industrie de la mode emploie aussi des coiffeurs pour coiffer les mannequins lors des défilés, séances photo.

L’histoire de la coiffure

Bien que l’on dispose que de peu d’éléments sur les coiffures des premiers hommes. On sait qu’à la Préhistoire les femmes notamment, avaient des coiffures spécifiques comme l’attestent les statuettes de l’époque, dont la dame de Bramempouy (22 000 ans avant J.C) ou encore la vénus de Willendorf (20 000 ans avant J.C).

À l’époque de la Mésopotamie et de la Perse Antique, les nobles se frisaient les cheveux au fer. Et se teignait et tressait la barbe et les cheveux, en ajoutant quelquefois des ornements en or, ou en argent, ainsi que de la poudre d’or. Les Phéniciens eux portaient leurs cheveux séparés en deux mèches enroulées ou torsadés en turban.

Dans l’Égypte Antique

Pendant l’Égypte Antique, les enfants avaient la tête rasée à l’exception d’une tresse (hommage à Horus) dont la décoration indiquée le rang social : or pour les familles royales et la bourgeoisie et des fleurs pour les ouvriers et les agriculteurs. À la puberté, les hommes se rasaient la tête ou portaient les cheveux courts, avec les oreilles dégagées, ou encore mi-long dégradés pour former un bonnet. Les femmes se laissaient pousser les cheveux et pouvaient les avoir lissés, bouclés, ondulés, tressés ou attachés en queue de cheval. Dans les coiffures l’ornement avait une place prépondérante avec les diadèmes (or, pierres précieuses, ivoire…), perles, épingles, peignes, fleurs… Enfin, hommes, femmes et enfants de toutes les classes sociales portaient la perruque qui faisait partie intégrante de la garde-robe.

Pour les Hébreux et les Juifs

Les Hébreux portaient une grande estime aux chevelures mi-longues, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les femmes portaient le plus souvent les cheveux tressés ou enroulés en chignon cacher par un foulard. Être chauve était considéré comme une malédiction. Sous l’influence romaine, les hommes adoptèrent les cheveux courts, les cheveux longs étant considérés comme une fantaisie ou un signe de féminité. Les femmes ont pris l’habitude de se couper les cheveux d’une certaine longueur, une fois mariées.

Chez les Grecs

Pendant cette période, les coiffures furent différentes selon les cités et les époques. Cependant, certains points communs dominés. Ainsi entre 500 et 323 avant J.C, les Grecs portaient les cheveux frisés naturellement ou non afin de se différencier des Barbares. Les garçons avant 18 ans avaient les cheveux longs. Au-delà, ils devaient les avoir courts et bouclés. Les esclaves avaient le crâne rasé. Tandis que les femmes présentaient des cheveux longs et bouclés avec une raie au milieu, tiré en arrière et retenu par un nœud. Le chignon qui est recouvert par un tissu ou un filet était réservé aux servantes.

Entre 323 et 31 avant J.C, les coiffures des hommes se simplifièrent, alors que celle des femmes devint plus complexe.

La période Romaine

À l’époque romaine, les hommes avaient les cheveux très courts et se rasaient la barbe pour se différencier des Barbares. Les esclaves avaient la tête rasée. Les Romaines portaient les cheveux longs tressés, frisés, regroupés en forme de chignon, qu’on appelait « tubulus ». Les bacchantes, prêtresses du culte de Dionysos-Bacchus, étaient les seules à porter les cheveux détachés.

Sous l’Empire (27 avant J.-C. et 476 après J.-C.), l’arrivée du peigne compliqua les coiffures, qui évoluèrent en marqueur social. À l’approche de la fin de l’Empire, les modes se suivirent assez rapidement.

  • Entre 69 et 96 après J.-C, les frisures étaient l’élément incontournable de la coiffure. Les boucles étaient ramenées sur le haut de la tête et les cheveux étaient tirés en chignon sur la nuque. Ce type de coiffure fut très appréciée. Tandis que la fille de l’Empereur Titus mit à la mode la coiffure « diadème » (chignon formé de boucles en nid d’abeille).
  • Entre 96 à 476, les nattes revinrent à la mode. Les femmes murent ou peu soucieuses d’être coquette, portaient les cheveux ondulés, qui contournait la nuque et revenaient sur le front.
  • De 193 à 235, les ondulations horizontales firent leur apparition.
  • Pendant la deuxième moitié du IIe siècle, les cheveux se coiffaient au fer et les tresses étaient rassemblées à la base du cou en un gros chignon pour remontée jusqu’au sommet du crâne, comme un cimier de casque.
  • au IVe siècle, l’intérêt pour les accessoires détrôna celui de l’arrangement de tresses.
  • Durant le Ve siècle, les diadèmes et les perles surpassèrent la mise en forme des cheveux. Les Romaines aimaient se teinter les cheveux, avec un mélange de graisse de chèvre et de cendre de hêtre. Les prostituées préféraient se blondir les cheveux, avec des produits dérivés de l’ammoniaque (camomille, fientes de pigeon).

Les tribus germaniques et celtiques

Les tribus germaniques et celtiques du nord de l’Europe affichaient barbes et cheveux longs. Les Ostrogothes avaient la chevelure tressée vers l’arrière et sur les côtés du visage, tandis que les femmes les avaient les cheveux longs, défaits ou tressés.

Les guerriers celtes se trempés les cheveux, qu’ils tiraient en arrière, dans un mélange d’eau et de poudre de craie qui en séchant raidissait et formait une crinière hirsute qui effrayait les ennemis.

Les Celtes n’étant pas tous blonds, ils se décoloraient les cheveux avec de la chaux ou une pommade caustique à base de suif et de cendres.

En France

La fin de l’Antiquité

Les nombreuses invasions ont fait de la Gaule un véritable patchwork de peuples, avec les Romains aux cheveux courts, les Gaulois aux cheveux longs et les Francs qui pouvaient les avoir jusqu’au genou.

Le Haut Moyen-Âge (476-1108)

En assimilant la culture gallo-romaine à celle des francs, Clovis et ses successeurs permirent aux rois et reines mérovingiens d’adopter les cheveux longs et libres (signe germanique de royauté) et la tunique pourpre comme les Empereurs romains. À cette époque, les nobles portaient les cheveux longs proportionnellement à son rang et sa naissance. Le peuple lui était plus ou moins rasé et le serf était entièrement rasé. Alors que les moines portés la tonsure, signe de servitude envers Dieu. La coiffure était alors un signe du rang social.

Les jeunes filles avaient la tête nue et les femmes portaient un voile qui couvrait le cou, les oreilles et une partie de la chevelure. Les cheveux se divisaient en deux tresses cordées avec des rubans qui tombaient de chaque côté du visage, parfois jusqu’au genou.

Le Bas Moyen-Âge (1108-1453)

Au XIIe s., le temps est à la mode byzantine. C’est-à-dire de longues tresses entourées d’un ruban. Les femmes portaient également de longs voiles, des cercles en métal ou des assemblages de différents éléments.

Pendant le XIIIe s., le mode fut plus sévère, peu de femmes à l’exception des jeunes femmes portent les cheveux libres. Elles se coiffent de voiles ronds ou semi-circulaire fixée sur une guimpe* pour les plus âgées. Typique des coiffures de l’époque le touret était une sorte de cylindre qui entourait la tête, avec parfois le dessous fermé. Le touret se porte le plus souvent sur un voile qu’il permet de maintenir. Les reines portaient une couronne à la place du touret. Les femmes du peuple portaient des coiffes de travail, composé d’un voile ou linge diversement replié sur les cheveux.

Durant le XIVe siècle, la coupe au bol devient populaire chez les hommes de la noblesse, pour se démocratiser au XVe s. à toutes les catégories sociales. Chez les femmes de l’époque, la mode est aux coiffures extravagantes, comme :

  • Le truffeau, coiffure qui relève les cheveux en un ou deux chignons au-dessus des tempes, surmontés d’un balzo*.
  • Les cheveux séparés en deux tresses enroulées sur les oreilles dans une résille appelée crépine. Au XVe siècle il est possible de voir une grande diversité dans les coiffures de ces dames comme :
    • Le hennin, « chapeau de fée » en forme de cône, décliné en différentes versions (hennin à cornes, hennin tronqué).
    • L’escoffion, coiffure dont les cheveux sont ramené en arrière du front, soit tressé, soit enveloppés dans une résille ou crépine. Sur le sommet, on fixait une armature de fil d’archal qui soutenait des voiles de batiste.
    • La gonnelle qui est un dérivé du chaperon (le chapon était une capuche, puis il devint un couvre-chef polyvalent).

La Renaissance

Pendant la Renaissance, c’est la mode espagnole qui domine l’Europe. La fraise* est à la mode, pour s’adapter les coiffures sont tirées en arrière et élevées sur l’avant le plus souvent renforcé par des empois* ou du rembourrage.

Tandis qu’en Italie c’est la mode du blond vénitien (nuance de doré et de cuivrés). La décoloration se fait à l’aide d’un mélange à base d’urine (humaine, de chat ou de cheval), la coloration s’obtient avec une poudre à base de safran, citron suivi d’une longue exposition au soleil pour favoriser la réaction chimique.

Les XVIIe et XVIIIe siècle

Vers 1620, Louis XIII relance en France la mode des perruques lorsqu’il commence à perdre ses cheveux. Son épouse, Anne d’Autriche, ramène de Madrid la coiffure de bouffons, grosses touffes de boucles qui tombent sur les oreilles et les cachent.

À la même période, les coiffures féminines continuent de gagner en hauteur et en amplitude. Dût notamment à l’apparition des poufs* créer par Monsieur Léonard le coiffeur de Marie-Antoinette. Les perruques blondes des femmes leur permettaient d’éviter les décolorations composées de fientes de pigeon ou de soude. Coloration qu’on utilisait encore au siècle précédent.

Le XIXe siècle

Ce siècle, révéla la coiffure comme un moyen d’exprimer ses opinions. Cela n’est pas étonnant, le XIXe est le siècle du romantisme, les hommes et les femmes sont alors invités à exprimer leurs sentiments, leurs passions par l’intermédiaire de leurs coiffures. 

Le concept de salon de coiffure tel que nous le connaissons fait son apparition par l’entremise de Martha Mathilda Harper. C’est 360 $ qu’elle ouvre son premier salon de coiffure ouvert au public. Le succès arrive très vite, au point que beaucoup la copie et ouvre leur propre salon. C’est pourquoi Martha Harper créa un contrat de franchise d’écoles de salon de coiffure « Harper’s Method ». Dans son contrat, elle inclut une clause qui obligeait les franchisés à se fournir en produits dans son salon. À la fin du siècle, le réseau s’étend à plus de 200 salons à travers tous les États-Unis.

En 1890, Alexandre Godefroy invente dans son salon parisien, une machine qui sèche les cheveux. Le premier sèche-cheveux voit ainsi le jour. Ce concept innovant va permettre l’émergence de nouveaux styles de coiffure. Mais leur taille importante ne permet pas encore une utilisation domestique.

Au XXe siècle de leur émancipation, les femmes portent les cheveux de plus en plus courts. La coiffure et les styles de coiffure sont les révélateurs de ce changement ! 

Définitions

* La guimpe, c’est un couvre-chef  qui est réuni à une touaille ou barbette (pièce de toile qui passe horizontalement devant le menton et est fixée au col). C’est la coiffe des veuves et des femmes âgées, et est de couleur blanche chez les nonnes, couvrant le cou et la poitrine.

* Un balzo, c’est une coiffe féminine de forme circulaire.

* La fraise, est un col de lingerie réalisé à l’aide de plis ou de godrons. Elle se place autour du cou qu’elle cache pour mettre le visage en valeur. Elle est aussi appelée collerette.

* L’empois, c’est le résultat du mélange de la poudre d’amidon dans de l’eau chaude. Cela forme une suspension transparente, plus ou moins gluante en fonction de la concentration d’amidon.

* Le pouf est réalisé sur une structure en fils de fer, avec du tissu, des gazes, du crin, des faux cheveux et des cheveux de la cliente dressés en position quasi verticale.