Choisir un local pour un salon de coiffure

Étape essentielle pour ouvrir un salon de coiffure, le choix du local. Le lieu d’implantation est déterminant pour la réussite d’une ouverture. Les endroits avec beaucoup de passage tel que les centres-villes, les rues passantes et les centres commerciaux sont à privilégier. Cependant, les loyers peuvent y être très coûteux.

À l’inverse, se positionner dans une rue moins fréquentée peut s’avérer profitable, en termes de loyer, mais demandera un investissement certain en communication.

Faites également attention aux dimensions du local : comment peut-on le configurer ? Quelle est la surface exploitable ? Possibilité ou non d’avoir une réserve ? Où stocker le matériel ? Il faut environ 10 m2 par coiffeur pour travailler dans de bonnes conditions. Pensez à bien délimiter les espaces (partie technique, partie accueil) et vérifiez les installations (avoir de nombreuses arrivées d’eau, système électrique fiable, de bonnes évacuations).

Dernier point essentiel ne pas se positionner trop près de ses concurrents.

La réglementation pour l’ouverture d’un salon de coiffure

L’ouverture d’un salon de coiffure suggère de se mettre en accord avec une réglementation précise, notamment en matière d’accueil du public. Votre local devra respecter les normes relatives à la sécurité des personnes, à la lutte contre les incendies, à l’accès pour les personnes à mobilité réduites… Le non-respect de ces normes, dites ERP, sont passibles d’une fermeture administrative temporaire ou définitive et/ou d’une sanction pénale de 45 000€ d’amendes et peine d’emprisonnement.

La diffusion de musique exige une déclaration auprès de la SACEM, et de payer les droits y afférent. Le montant dépendant du nombre d’employés.

En ce qui concerne l’hygiène, le métier est soumis à des règles d’hygiènes spécifiques eu égard à la nature de l’activité. Par exemple, seuls les titulaires d’un BP, d’un BM ou équivalent peuvent utiliser des produits contenant de l’acide thioglycolique (taux de concentration entre 8 et 11%) pour friser, défriser, onduler les cheveux.

Enfin, en ce qui concerne les prestations :

  • Le coiffeur est libre de pratiquer les prix qu’il souhaite.
  • Les prix doivent être affichés lisibles et compréhensibles en TTC, à l’intérieur et à l’extérieur du salon.
  • Les factures adressées aux clients doivent présenter les prix HT et TTC des prestations.

Financer l’ouverture d’un salon de coiffure

Ouvrir un salon de coiffure demande un investissement assez conséquent entre la location du local, l’agencement du salon, l’achat de matériel… En moyenne, cela coûte entre 30 000€ et 40 000€, il est donc indispensable d’avoir le financement nécessaire. Vous avez pour cela le choix entre :

  • Les fonds personnels.
  • Les apports extérieurs comme les prêts bancaires, le financement participatif, les dons, les aides publiques…

Le business plan

Ce document nécessaire à toute création d’entreprise est le document qui décrit votre projet, ainsi que les objectifs que vous prévoyez sur les 3 premières années. Il aide à vérifier la fiabilité du projet, est un référent pour les équipes et permet d’appuyer votre demande de financement. Grâce à lui vous pourrez jauger de la faisabilité et des besoins en matières de financement pour l’ouverture de votre salon de coiffure.

Le business plan se divise en 2 parties :

  • Une partie écrite qui met en avant les atouts du projet.
  • Un prévisionnel financier qui permet d’évaluer la rentabilité et la capacité d’emprunt de l’entreprise.

L’étude de marché

Cette étape permet de valider le potentiel commercial de votre future entreprise, sur la zone d’implantation que vous aurez choisie pour l’ouverture du salon de coiffure. Pour ce faire, il vous faudra rechercher et analyser les tendances du secteur, le potentiel commercial du futur emplacement. Vous devrez également analyser la concurrence et les attentes des futurs clients. Ce qui revient à :

  • Étudier la typologie des clients potentiels (qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Quels sont leurs besoins ? Leur budget moyen, leur fréquence de visite, leurs horaires de rendez-vous…)
  • analyser la concurrence (combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Quels tarifs pratiquent-ils ? Quel est leur cible ? Quels services proposent-ils ? Quel est leur positionnement ?…)

Une fois ces informations recueillies, vous pourrez, ensuite, vous positionner en termes de services, de prix. Cela dans le but de créer une entreprise avec une offre de service différente, qui apporte donc un plus et qui sera potentiellement plus viable dans le temps.

Le statut juridique du salon de coiffure

Tout d’abord le choix de l’activité. Lorsqu’il exerce dans un salon, un coiffeur est considéré comme un artisan. Mais, s’il achète et revend des produits capillaires son service peut aussi être commerciale. Le cumul des deux activités est très fréquent dans la coiffure. Toutefois, lorsque l’entreprise dépasse le nombre de 10 salariés, elle est automatiquement considérée comme exerçant une activité commerciale.

En termes de statut, plusieurs choix juridiques s’offrent à vous. Si vous créez seul votre entreprise, il vous sera possible de choisir la société unipersonnelle avec un associé unique : l’EURL ou la SASU. La différence entre les 2 statuts concerne essentiellement le régime de sécurité sociale du chef d’entreprise. Pour l’EURL c’est le RSI et la SASU le régime de sécurité sociale. Exploiter en nom propre en entreprise individuelle ou opter pour une EIRL est tout à fait réalisable. L’Entrepreneur Individuel à Responsabilité limitée (EIRL) permet entre autres de sécuriser votre patrimoine personnel et de choisir l’impôt sur les sociétés.

Ouvrir un salon de coiffure sous le statut d’autoentrepreneur est souvent déconseillé. En effet, la limitation en termes de chiffre d’affaires et les limitations que cela induit peuvent influencer défavorablement le développement votre entreprise.

Si vous avez des associés, la création d’une société commerciale, type SARL ou SAS est recommandé. Notamment si vous souhaitez développer votre entreprise et créer votre propre chaîne de salons de coiffure.

Lorsque vous ouvrez un salon de coiffure en qualité d’artisan, vous êtes tenu de vous immatriculer au répertoire des métiers. Et si vous exercez en tant que société commerciale, vous devez aussi être immatriculée au registre du commerce et des sociétés. Les formalités de création à effectuer dépendent quant à elles du statut juridique retenu. 

Le choix du type de salon de coiffure

Une des premières grandes décisions que vous aurez à faire, pour l’ouverture d’un salon de coiffure, c’est le choix du type de salon. C’est-à-dire indépendant ou franchisé. Plusieurs choix sont possibles quant au type de salon que vous souhaitez. Tout d’abord est-ce que ce sera un salon uniquement féminin ou masculin ou mixte, haut de gamme ou bon marché ? Puis, vient le choix d’être indépendant ou pas.

Si vous choisissez d’être indépendant, vous aurez plus de liberté dans le choix de vos produits, votre manière de travailler, de l’agencement. Mais, cela vous demandera aussi beaucoup d’investissement, pour vous développer et asseoir votre image de marque.

Si vous optez pour la franchise, vous aurez moins de flexibilité en termes de décisions, cependant, vous bénéficierez de la renommée et des stratégies marketing d’une grande marque.

  • Franck Provost, Saint-Algue, Fabio salsa, Coiff&Co, Intermède, Interview, Niwel, Jean-Marc Maniatis, HairCoif (groupe Provalliance).
  • Dessange, Camille Albane (groupe Dessange).
  • Vog, Exclusive Coiffure, Tchip (groupe Vog).
  • Frédéric Moréno, Jack Holt (groupe Novaly).

Il existe depuis quelques années engouement pour les franchises low cost (Coiff&Co, Tchip) et les offres ciblées de coiffure express (Beauty Bubble).

Quel diplôme pour ouvrir un salon de coiffure

Première chose à savoir c’est que pour ouvrir un salon de coiffure, il faut au minimum détenir le BP coiffure. Mais, c’est toutefois possible si vous possédez un :

  • Brevet de Maîtrise (BM) Coiffure.
  • BTS Métiers de la Coiffure.
  • Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Responsable de salon de coiffure.

La coiffure étant un métier réglementé sans ce précieux sésame vous ne pouvez ouvrir de salon. L’ouverture sans diplôme est malgré tout possible, dans des conditions bien particulières. Si vous ne possédez pas au moins un des diplômes nécessaires, il vous saura possible d’ouvrir à condition qu’au moins une personne faisant partie de l’entreprise, associé(e) ou salarié(e), possède un des diplômes requis.

L’ouverture d’un salon de coiffure est possible sans diplôme, quand l’activité est exercée en complément d’une activité principale, implantée dans une commune avec moins de 2 000 habitants et s’il s’agit d’un salon pour hommes.

Auparavant obligatoire, le stage préalable à l’installation (SPI) est devenu facultatif depuis la loi Pacte du 24 mai 2019. Pour un coût moyen de 250 €, selon les chambres des métiers et de l’artisanat, ce stage qui se déroule sur 4 à 5 jours permet d’acquérir les compétences nécessaires à la création et la gestion d’une entreprise artisanale sur le plan juridique, fiscal social et comptable. Il peut donc être toujours utile.

Ouvrir un salon de coiffure

Après plusieurs années d’expériences, ou tout simplement à la fin de vos études, votre rêve, c’est d’ouvrir votre salon de coiffure. Mais, tout un tas de questions se bousculent dans votre tête. Comment faire ? Quels sont les étapes ? Quel diplômes est nécessaire ? …

L’ouverture d’un salon peut se diviser selon les étapes suivantes :

  • Choisir son statut juridique et le régime fiscal.
  • Se renseigner et se conformer à la réglementation en vigueur
  • Réaliser un prévisionnel.
  • Trouver son local et l’agencer.
  • Trouver son local et l’agencer.

À cela s’ajoute des exigences en termes de formation et de formalités.

  • Posséder le diplôme nécessaire, c’est-à-dire le BP coiffure ou équivalent au minimum.
  • Suivre un stage de préparation à l’installation, le SPI, devenu facultatif depuis la loi PACTE du 24 mai 2019.
  • S’immatriculer auprès du CFE.
  • S’inscrire au répertoire de la chambre des métiers et de l’artisanat.
  • Le respect des normes ERP en vigueur pour l’accueil du public.

Si vous souhaitez ouvrir un salon de coiffure à votre domicile, c’est possible car légalement ce n’est pas interdit.Cependant cela est soumis à certaines conditions.

  • Posséder le diplôme nécessaire, le BP coiffure ou son équivalent au minimum.
  • Suivre un stage de préparation à l’installation (SPI), facultatif depuis la Loi PACTE du 24 mai 2019.
  • Si vous êtes locataire il faudra l’autorisation du prioritaire.
  • Que vous soyez propriétaire ou locataire, il faudra prévenir la mairie de votre future activité à domicile.
  • Déclarer votre activité à votre assurance pour l’accueil des clients à domicile.
  • S’immatriculer auprès du CFE.
  • S’inscrire au répertoire de la chambre des métiers et de l’artisanat.
  • Respecter les normes ERP pour l’accueil du public.

Comment devenir coiffeur ou coiffeuse ?

Le métier de coiffeur/coiffeuse est une profession réglementée, aussi suivre une formation professionnelle est obligatoire. Un BP (brevet professionnel), un BM (brevet de maîtrise) ou un BTS est demandé si vous souhaitez ouvrir un salon. Si vous désirez exercer à domicile, le CAP suffit.

Différentes possibilités s’offrent à vous pour une formation initiale ou une formation continue, dans les métiers de la coiffure.

La formation initiale

Le niveau CAP

  • CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) métiers de la coiffure, il est accessible à la fin de la 3e et peut selon le profil des candidats se préparer en 1, 2 ou 3 ans, dans un Lycée professionnel, un CFA, en école privée ou à distance.
  • MC (Mention Complémentaire) coiffure et couleur, elle se prépare sur une année après un CAP et permet de perfectionner. Elle se passe, dans un CFA ou un lycée professionnel.

Le niveau BAC

  • BP (Brevet professionnel) coiffure, réalisable après, un CAP coiffure ou Esthétique et cosmétique, il se prépare sur 2 ans en alternance dans les centres de formation publics ou privés. Il permet l’acquisition de compétences poussées, dans la pratique de la coiffure, la coupe, la coloration, mise en forme, produits capillaires et de coiffage.
  • BAC professionnel métiers de la coiffure, il est accessible après la 3e et se prépare sur 3 ans. Ou bien après un CAP, une 2de professionnelle métiers de la beauté et du bien-être, et se prépare sur 2 ans.
  • BAC professionnel perruquier/posticheur, il est destiné à la conception, la fabrication, la vente et l’entretient des perruques et postiches. Il se prépare en 3 ans après la 3e, ou en 2 ans après un CAP coiffure ou une 2de technologique, dans un lycée professionnel.

Le niveau BAC+2

  • BM (Brevet de Maîtrise) coiffure, il aide à se perfectionner dans le métier et prépare à la création ou la reprise d’entreprise. C’est un diplôme professionnel qui se prépare sur 2 ans, dans les chambres de métiers et de l’artisanat. Il est accessible après un BP ou un BAC professionnel.
  • BTS métiers de la coiffure, il se prépare sur 2 ans après un BAC pro ou un BP coiffure. Le BTS Métiers de la coiffure permet d’acquérir les compétences managériales, scientifiques et techniques, afin de travailler chez les différents acteurs du secteur de la coiffure.

La formation continue

Dans le cadre d’une réorientation professionnelle, il vous est tout à fait possible de suivre les formations citées précédemment en version formation pour adultes. Certains centres de formation proposent même des formations accélérées, comme le CAP. Prévu d’ordinaire sur 2 ans, vous pourrez l’effectuer sur 1 an. Notamment si vous le niveau bac en faisant l’impasse sur les matières générales (français, mathématiques, histoire-géographie et chimie). Et lors de l’examen final, vous passerez uniquement les matières professionnelles.