L’hygiène dans un salon de coiffure

Pour un salon de coiffure la fidélisation et l’attrait de nouveaux clients passe par l’innovation et la qualité des services. Toutefois, même si le professionnalisme est important d’autres facteurs peuvent influer sur le bien-être du client comme l’hygiène. D’où l’importance qu’il vous faut consacrer et accorder aux soins et à l’hygiène, lors de l’ouverture de votre salon de coiffure.

L’hygiène à l’extérieur

Avant d’entrer dans un salon de coiffure, la vitrine donne une vision générale de l’activité à l’intérieur. Le futur client va en premier lieu observer le rangement et ce qui se passe à l’intérieur. Ainsi des cheveux par terre, des postes de coiffage désordonné, des accessoires, serviettes, magazines ou des tasses à café pas rangé, n’incitent pas à pénétrer dans le salon de coiffure.

Pour décider de nouveaux clients à franchir les portes de votre salon de coiffure, il doit être attractif et donner envie de passer un moment agréable. Généralement, la qualité des prestations et du service doivent être identiques du premier au dernier client de la journée. Pour cela, pensez à nettoyer régulièrement la vitrine, la porte d’entrée, balayer les cheveux dès une coupe finie, mais aussi le trottoir devant le salon dès que nécessaire. Ce qui reflètera le soin apporté à l’hygiène et le professionnalisme de votre établissement.

L’hygiène à l’intérieur du salon de coiffure

Tout comme à l’extérieur du salon le client observe aussi tout dans le salon : l’organisation, la disponibilité, la propreté et l’hygiène du matériel utilisé. D’où la nécessité de laisser les espaces et le matériel propres et rangés tout au long de la journée et de rester attentif au bien-être des clients.

Pour offrir le meilleur service possible et un espace toujours accueillant, il est important de ranger après chaque utilisation le matériel, les fauteuils, les magazines, de balayer les cheveux, de nettoyer les bacs à shampoing et stériliser le matériel après chaque client… Vous devez faire comme si chaque personne était la première de la journée.

Pourquoi nettoyer le matériel ?

Chez les coiffeurs, l’hygiène du matériel est une étape incontournable pour limiter tous risques de contamination entre les clients causés par la réutilisation des outils. Ce matériel possède des caractéristiques abrasives, piquantes, coupantes et tranchantes. Leur manipulation peut, du fait de leur usage ou de manière accidentelle, être à l’origine d’une coupure minime, voire invisible. Et créer ainsi un passage pour tous agents biologiques malveillants, transportés par l’outil.

Au niveau réglementaire, « les objets employés par les coiffeurs, manucures, pédicures et esthéticiennes » doivent être entretenus « de manière à n’être en aucun cas une cause de transmission d’affections contagieuses ». (Règlement sanitaire Départemental RSD; Article 118 Hygiène Générale).

Le matériel et les mains sont d’incroyable vecteur, pour la transmission d’agents biologiques à l’origine de certaines maladies. C’est pourquoi l’article précise également que les professionnels, « avant chaque service », doivent se nettoyer « mains et ongles par savonnage et mouillage à l’aide d’un liquide antiseptique ». Un contact sanguin même infime ou passé inaperçu peut transmettre des virus. En France, une personne sur deux choisit de ne pas dire qu’elle est infectée ou ne le sait pas. D’où l’importance d’appliquer le principe de précaution pour tous les clients. Autre directive du RSD Article 118, si un client présente des lésions de la peau, du cuir chevelu, le professionnel doit « s’abstenir d’utiliser des instruments destinés à l’usage de la clientèle courante et employer obligatoirement un matériel spécial pour lequel des mesures de désinfection particulièrement rigoureuses sont adoptées ».

Pour s’assurer de la désinfection du matériel, les professionnels disposent de différentes solutions.

Les sprays et lingettes désinfectantes

Les solutions de désinfection des sprays et des lingettes doivent répondre aux normes en vigueur (NF EN) en matière de désinfection (bactéricide, fongicide et virucide). Le temps de pose ou de contact inscrit sur l’emballage doit être scrupuleusement respecté. La plupart des produits désinfectants à destination des professionnels demandent un temps de pose égal ou supérieur à 15 minutes. Toutefois, certains produits issus du milieu médical assurent la désinfection en 1 minute.

Les stérilisateurs à UV

Les lampes UV ou stérilisateurs sont inefficaces pour la désinfection du matériel. Son action partielle et limitée ne donne pas l’assurance d’une désinfection totale. La stérilisation répond à un procédé complet de désinfection, comme celui du matériel en chirurgie. C’est-à-dire donc : décontamination, nettoyage, rinçage, séchage, stérilisation. L’utilisation du terme chez certains professionnels est donc inappropriée. Le matériel désinfecté doit être déposé sur une serviette à usage unique ou une surface propre et désinfecté pour empêcher que la surface contamine le matériel désinfecté. Une hygiène méticuleuse du matériel et des mains est primordiale pour mettre en place une communication positive autour de la sécurité. Cela participe aussi à consolider le lien de confiance avec les clients et optimiser la qualité des services.

Comment désinfecter le matériel de coiffure ?

Une désinfection correcte passe avant tout par un matériel propre (sans souillures ni cheveux) et sécher. Le nettoyage du matériel doit être court, mais le temps de pause doit lui être respecté à la minute près.

  • Ciseaux : les ciseaux se désinfectent avec des lingettes désinfectantes par essuyage. Cela permet à la fois de nettoyer et de désinfecter. Pour les ciseaux « sculpteurs », après le nettoyage des dents, il suffit de pulvériser un spray désinfectant. Pour ensuite, essuyer les surfaces à l’aide dune lingette désinfectante.
  • Peignes : Quel que soit le type de peigne, à coupe, à queue, de crêpage… il faut tout d’abord nettoyer avec une lingette désinfectante. Ensuite, on applique un spray désinfectant en utilisant un pinceau, si cela est utile pour nettoyer entre les dents du peigne.
  • Brosses à cheveux : après avoir enlevé les cheveux, on désinfecte avec un spray désinfectant. Les brosses utilisées pour les brushings peuvent se conditionner dans des emballages individuels pour garder leur capital stérile.
  • Tondeuses : On nettoie en premier la tête de la tondeuse avec un pinceau. Puis on l’essuie avec une lingette et enfin on pulvérise une solution désinfectante. Pensez à vérifier régulière l’état des dents de la tête de tondeuse, car des dents cassées peuvent causer des microcoupures.
  • Rasoirs à effiler : ils se désinfectent uniquement en étant essuyés avec une lingette désinfectante. Faisant partie des OPTC (Objets Piquants, Tranchants, Coupants) les lames de rasoir doivent être recueillies, dans des containers imperforables. Afin d’être traité par la filière DASRI (déchets d’activité de soins à risques infectieux et assimilés).
  • Outils de rasages : uniquement à usage unique les outils de rasage ne sont pas désinfectés.

La désinfection du matériel après chaque utilisation assure la sécurité au niveau des services et participe à renforcer la relation de confiance des clients.

Le matériel d’un salon de coiffure

Lors de l’aménagement d’un salon de coiffure, le matériel, c’est avec le mobilier les postes de dépense les plus importants. Il est indissociable du salon, puisque sans matériel le travail est impossible. Pour votre salon, favorisez le matériel et les accessoires de qualité pour leur longévité, mais aussi pour le confort des clients et des coiffeurs. Pour ouvrir un salon vous aurez donc besoin :

Brosses et peignes

 Les brosses et les peignes doivent être adaptés aux différents types de cheveux et faciles d’utilisation. On retrouve ainsi :

  • Les brosses démêlante, thermique, pneumatique, paddle, en bois…
  • Les peignes à tige, antistatique, à manche, carbone, ébonite, spéciale coupe, spécial crêpage…

Pour la coupe des cheveux,

Opter pour du matériel de qualité et qui assure différentes fonctions. Vous avez pour cela le choix : ciseaux de coupe, ciseaux à effiler, coupe-choux, rasoirs à effiler, lames de rechange, cape de coupe…

Tondeuse pour cheveux et barbe

Pour bien les choisir, vous devez penser : type de coupe, autonomie, profondeur de coupe, contre-peigne et tête de coupe adaptable… Sachez qu’il existe différents types de tondeuses (à barbe, à cheveux, de finition, à nez, pour les oreilles).

Pour sécher et mettre en forme les cheveux

Vous avez sur le marché différents sèche-cheveux (ergonomique, compact, ionique…). Il en est de même pour la mise en forme avec les lisseurs, les fers à boucler, les brosses soufflantes ou chauffantes, bigoudis, bigoudis chauffants…

Coiffure et soin

Qu’il soit pour le shampoing ou bien l’entretien et le soin, les produits que vous présentez et utilisez doivent être de qualité et adaptés (shampoing, crème de lissage, produits de décoloration ou de coloration, révélateurs, oxydants, spray colorant…).

Autres produits

Cela concerne les accessoires comme les pinces à cheveux, les bonnets à mèches, les élastiques, les vaporisateurs, les minuteurs, le papier cellophane… Sans oublier les produits d’hygiène et de protections tels que les capes de coupe ou de teintures, les peignoirs, les serviettes de bain. Ainsi que les gants en latex, les bonnets de douche, les protège-oreilles, les lingettes désinfectantes…

La caisse

Pour encaisser les clients, vous aurez besoin de matériel de caisse et de logiciel pour gérer les plannings, les prises de rendez-vous, les fichiers clients, votre stock, les statistiques… Pensez aussi à la connexion Internet pour que votre caisse puisse fonctionner correctement.

L’éclairage dans un salon de coiffure

L’éclairage dans l’aménagement d’un salon de coiffure est fondamental. Un éclairage non adapté peut impacter négativement le salon allant de l’humeur de la clientèle, à la qualité des services. L’éclairage sert à la fois à éclairer de manière fonctionnelle l’établissement, mais aussi à créer une ambiance.

  • Confort et bien-être : pour le confort et le bien-être de vos clients éviter les lumières vives et froides qui sont associées au cabinet médical ou l’hôpital et privilégier les lumières chaudes et tamisés, pour la relaxation du corps et de l’esprit. Veiller également à maintenir un niveau éclairage constant et correctement réparti, pour une sensation de confort. En effet, un éclairage insuffisant ou mal distribué peut occasionner un sentiment d’inconfort, et de fatigue oculaire. Aussi bien pour les clients et le personnel.
  • Efficacité et productivité : la lumière est importante pour les clients du salon, mais aussi pour les collaborateurs qui y travaillent. Favorisez des plafonniers intenses, pour éclairer toute la zone et des éclairages individuels pour chaque poste. Cela assure un travail idéal et le confort visuel des coiffeurs. La coiffure étant un métier visuel, un bon éclairage est donc primordial, pour que vos confrères puissent voir ce qu’ils font surtout pour une coloration ou une coupe de cheveux.
  • Décoration : un éclairage parfaitement réfléchi peut compléter votre décoration tout en créant une ambiance unique. Associer vos luminaires à votre style : plafonniers, appliques, néons, lampadaires… Si vous choisissez une ambiance chaleureuse, pensez à équilibrer avec des éléments « frais », car trop de chaleur peut impacter le design du salon en lui donnant un effet démodé.
  • Présentation des produits : Pour mieux attirer les clients vers les produits à vendre, installer des lumières vives. Que ce soit, autour des étagères ou avec les lumières d’accentuations dirigées vers les produits. Les lumières vives vont permettre aux produits d’être vus, même de loin.

Pour avoir un bon éclairage dans votre salon de coiffure, voici quelques conseils :

  1. Opter pour un éclairage avec un rendu des couleurs élevées, ainsi le rendu de couleur sera similaire dans le salon et à la lumière naturelle. Ce qui évitera, entre autres, toute déformation des couleurs. Pour cela, privilégier les ampoules au rendu réaliste, avec un IRC (indice de rendu des couleurs) supérieur à 86.
  2. Positionner les éclairages de manière à éliminer les ombres, par exemple de chaque côté des miroirs en ajoutant une lumière diffuse. Évitez les lumières au-dessus de la tête, qui ajoutent une ombre au visage du client et vérifiez qu’il n’y a pas d’ombre autour des chaises, pour voir chaque angle sans avoir à déplacer le client.
  3. Privilégiez la lumière naturelle, si vous le pouvez, tout en n’oubliant pas de préserver l’intimité des clients.
  4. Investissez dans la LED, certes plus onéreuse que les ampoules traditionnelles, les ampoules LED vous aideront à réaliser des économies sur le long terme. Puisqu’elles consomment moins et durent plus longtemps.

La norme 12464-1 relative à l’éclairage des lieux de travail recommande un niveau d’éclairage général de 500 lux pour l’ensemble du salon de coiffure. Cependant, ceci peut être ajusté selon les espaces de travail.

La décoration du salon de coiffure

La décoration est la touche qui apportera le point final à l’aménagement du salon de coiffure. Toujours, en accord avec votre thème de départ, elle doit rendre votre établissement irrésistible et cosy. Vous pouvez, ainsi décider de mettre en avant la nature avec des plantes et des affiches nature, ou encore exposer des peintures contemporaines pour un salon moderne. Ou bien poser de grands miroirs, qui donneront une impression d’espace surtout dans les petits salons. Pour plus d’élégance il convient de rester sobre, « less is more ! ».

N’oubliez pas l’éclairage qui participe à concevoir une ambiance agréable pour les clients. Adopter une lumière tamisée, pour une ambiance intimiste ou des néons pour un côté moderne.

Enfin, la musique ni trop forte ni trop faible et rythmée pour apporter du dynamisme pendant le travail.

Le mobilier d’un salon de coiffure

Le choix du mobilier pour aménager un salon de coiffure, c’est d’abord celui qui sera en accord avec le style que vous aurez établi précédemment. Il devra être esthétique, solide et fonctionnel, en respectant les associations de couleurs et de matériaux. Faites également attention, à ne pas dépasser le mélange de plus de 3 couleurs maximum, pour un résultat harmonieux. Tenez compte du parcours client et celui des équipes afin de déterminer les besoins en mobilier et notamment en étagères pour les produits et les soins. Que ce soit pour présenter et vendre les produits aux clientes ou pour faciliter la prise des produits et accessoires par les coiffeurs sans que cela devienne gênant.

Chaque zone du salon doit comporter les meubles qui vont avec l’activité.

  • Espace d’attente : opter pour un mobilier confortable et esthétique (canapé, fauteuil et table basse) pour que les clients se sentent bien en attendant leur rendez-vous.
  • Espace shampoing : le mot d’ordre est confort du client et du coiffeur. Pour cela, pensez aux bacs lave-tête de qualité et à des fauteuils confortables. Mais aussi aux étagères derrière les bacs pour faciliter la prise et l’entreposage des produits et serviettes.
  • Espace coupe/coiffure : c’est l’endroit où l’agencement doit être le mieux pensé. Vous pouvez opter pour des meubles avec miroirs ou de grands miroirs à accrocher. Sans oublier des fauteuils confortables et des meubles à tiroirs ou pas, pour simplifier l’accès aux accessoires et aux produits. Si vous le pouvez, privilégier les meubles sur mesure pour une ambiance unique.
  • Réception-caisse : La caisse doit disposer d’un coin réception pour la prise de rendez-vous, les réactions après la coiffure… Il est potentiellement le lieu où le processus d’achat pour les produits capillaires peut être activé, songez donc à l’installation d’un comptoir pour la caisse et de présentoirs pour les produits.

L’agencement d’un salon de coiffure

Dans la continuité de la vitrine, l’agencement du salon de coiffure doit continuer de refléter la promesse faite sur la devanture. C’est-à-dire un salon capable de répondre aux besoins et de s’occuper le mieux possible de ses clients. Pour cela la délimitation des différents espaces de manière cohérence est importante. En associant le confort de la clientèle et celui des coiffeurs et coiffeuses. L’aménagement de l’espace doit comporter :

  • une entrée (réception, caisse et espace d’attente).
  • une zone de travail (zone lavage, zone de coupe, zone coiffure).
  • les services (w.c, stockage accessoire, produit, salle de repos).

Créer un plan en 3D, est une bonne solution pour mieux se rendre compte des différents espaces et comment les agencer. Mais aussi, pour mieux appréhender le parcours du client et de le fluidifier si nécessaire.

La vitrine d’un salon de coiffure

La vitrine, c’est la première chose que l’on voit d’un établissement, alors… let’s go ! En moins de 5 secondes, vous devez donner envie aux clients de franchir la porte de votre salon. Alors, faites preuve d’imagination et d’originalité lors de l’aménagement du salon de coiffure.

Votre vitrine devra notamment afficher : le nom de l’enseigne, les jours et heures d’ouvertures, numéro de téléphone, les prestations et leur tarification, une décoration que vous pouvez modifier en fonction des saisons ou des événements calendaires.

L’ambiance du salon de coiffure

Votre salon vous l’avez imaginé avec un nom de marque, un logo, une charte graphique, un univers… Il faut donc rester logique dans sa démarche, tout en se démarquant de la concurrence et en tenant compte de la clientèle cible (hommes, femmes, enfants, mixtes…).

Il faut en même temps donner une âme à son salon, tout en créant une atmosphère zen et chaleureuse. Afin de donner envie aux clients de pousser la porte et surtout de revenir. Plusieurs styles d’ambiances pour aménager un salon de coiffure sont possibles : industriel, baroque, vintage, scandinave, design, moderne…

Si vous êtes franchisé bien évidemment la question ne se pose pas.

Aménager un salon de coiffure

Que vous souhaitiez rénover ou bien ouvrir un salon de coiffure, il est nécessaire de tenir compte de certaines techniques d’agencement afin d’accueillir au mieux les clients. Entre les délimitations des différentes zones, la disposition du mobilier, la circulation, l’agencement de la vitrine, la décoration, l’éclairage, l’ambiance … tout doit être étudié minutieusement.

L’équipement est plus qu’indispensable dans un salon de coiffure. Ainsi sans, les postes de travail, les bacs, les fauteuils, les miroirs, les spots. Mais aussi tous les accessoires : ciseaux, tondeuses, brosses, sèche-cheveux, produits capillaires… le travail n’est pas possible. Ces éléments son un poste de dépenses conséquent lors de l’ouverture d’un salon de coiffure et doit être largement étudié.

Aménager un salon demande d’avoir une cohérence entre les différents éléments de l’aménagement. Si vous souhaitez une ambiance cosy, la décoration, le mobilier, l’ambiance et l’éclairage, tout doit rappeler cette ambiance cosy.

Faire connaître son salon de coiffure

Une fois les différentes étapes pour l‘ouverture de votre salon de coiffure réalisée, il faut maintenant se faire connaître. Étape indispensable pour espérer une pérennité dans votre activité.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, fixer en amont les actions marketing à mettre en place pour conquérir des clients et les fidéliser. Par exemple, la distribution de flyers, la communication sur les réseaux sociaux, créer une My Business sur Google, créer son site internet. Mais aussi, proposer des offres commerciales et de moyens de fidélisation (carte).

Immatriculer son salon de coiffure

Les formalités d’enregistrement pour l’ouverture du salon de coiffure dépendront du statut juridique que vous aurez choisi. Si vous avez opté pour une société, vous devrez rédiger des statuts, publier une annonce légale dans un J.O, déposer le capital social et faire l’enregistrement auprès du CFE (centre de formalité des entreprises).

Pour les entreprises individuelles, les démarches sont les mêmes, sans le dépôt de capital social et de la rédaction des statuts.

Enfin, vous exercez en qualité d’artisan, vous devez donc vous immatriculer au répertoire des métiers et de l’artisanat. Et si vous exploitez en tant que société commerciale vous devez aussi vous immatriculer au registre du commerce et des sociétés.

Choisir un local pour un salon de coiffure

Étape essentielle pour ouvrir un salon de coiffure, le choix du local. Le lieu d’implantation est déterminant pour la réussite d’une ouverture. Les endroits avec beaucoup de passage tel que les centres-villes, les rues passantes et les centres commerciaux sont à privilégier. Cependant, les loyers peuvent y être très coûteux.

À l’inverse, se positionner dans une rue moins fréquentée peut s’avérer profitable, en termes de loyer, mais demandera un investissement certain en communication.

Faites également attention aux dimensions du local : comment peut-on le configurer ? Quelle est la surface exploitable ? Possibilité ou non d’avoir une réserve ? Où stocker le matériel ? Il faut environ 10 m2 par coiffeur pour travailler dans de bonnes conditions. Pensez à bien délimiter les espaces (partie technique, partie accueil) et vérifiez les installations (avoir de nombreuses arrivées d’eau, système électrique fiable, de bonnes évacuations).

Dernier point essentiel ne pas se positionner trop près de ses concurrents.

La réglementation pour l’ouverture d’un salon de coiffure

L’ouverture d’un salon de coiffure suggère de se mettre en accord avec une réglementation précise, notamment en matière d’accueil du public. Votre local devra respecter les normes relatives à la sécurité des personnes, à la lutte contre les incendies, à l’accès pour les personnes à mobilité réduites… Le non-respect de ces normes, dites ERP, sont passibles d’une fermeture administrative temporaire ou définitive et/ou d’une sanction pénale de 45 000€ d’amendes et peine d’emprisonnement.

La diffusion de musique exige une déclaration auprès de la SACEM, et de payer les droits y afférent. Le montant dépendant du nombre d’employés.

En ce qui concerne l’hygiène, le métier est soumis à des règles d’hygiènes spécifiques eu égard à la nature de l’activité. Par exemple, seuls les titulaires d’un BP, d’un BM ou équivalent peuvent utiliser des produits contenant de l’acide thioglycolique (taux de concentration entre 8 et 11%) pour friser, défriser, onduler les cheveux.

Enfin, en ce qui concerne les prestations :

  • Le coiffeur est libre de pratiquer les prix qu’il souhaite.
  • Les prix doivent être affichés lisibles et compréhensibles en TTC, à l’intérieur et à l’extérieur du salon.
  • Les factures adressées aux clients doivent présenter les prix HT et TTC des prestations.

Financer l’ouverture d’un salon de coiffure

Ouvrir un salon de coiffure demande un investissement assez conséquent entre la location du local, l’agencement du salon, l’achat de matériel… En moyenne, cela coûte entre 30 000€ et 40 000€, il est donc indispensable d’avoir le financement nécessaire. Vous avez pour cela le choix entre :

  • Les fonds personnels.
  • Les apports extérieurs comme les prêts bancaires, le financement participatif, les dons, les aides publiques…

Le business plan

Ce document nécessaire à toute création d’entreprise est le document qui décrit votre projet, ainsi que les objectifs que vous prévoyez sur les 3 premières années. Il aide à vérifier la fiabilité du projet, est un référent pour les équipes et permet d’appuyer votre demande de financement. Grâce à lui vous pourrez jauger de la faisabilité et des besoins en matières de financement pour l’ouverture de votre salon de coiffure.

Le business plan se divise en 2 parties :

  • Une partie écrite qui met en avant les atouts du projet.
  • Un prévisionnel financier qui permet d’évaluer la rentabilité et la capacité d’emprunt de l’entreprise.

L’étude de marché

Cette étape permet de valider le potentiel commercial de votre future entreprise, sur la zone d’implantation que vous aurez choisie pour l’ouverture du salon de coiffure. Pour ce faire, il vous faudra rechercher et analyser les tendances du secteur, le potentiel commercial du futur emplacement. Vous devrez également analyser la concurrence et les attentes des futurs clients. Ce qui revient à :

  • Étudier la typologie des clients potentiels (qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Quels sont leurs besoins ? Leur budget moyen, leur fréquence de visite, leurs horaires de rendez-vous…)
  • analyser la concurrence (combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Quels tarifs pratiquent-ils ? Quel est leur cible ? Quels services proposent-ils ? Quel est leur positionnement ?…)

Une fois ces informations recueillies, vous pourrez, ensuite, vous positionner en termes de services, de prix. Cela dans le but de créer une entreprise avec une offre de service différente, qui apporte donc un plus et qui sera potentiellement plus viable dans le temps.

Le statut juridique du salon de coiffure

Tout d’abord le choix de l’activité. Lorsqu’il exerce dans un salon, un coiffeur est considéré comme un artisan. Mais, s’il achète et revend des produits capillaires son service peut aussi être commerciale. Le cumul des deux activités est très fréquent dans la coiffure. Toutefois, lorsque l’entreprise dépasse le nombre de 10 salariés, elle est automatiquement considérée comme exerçant une activité commerciale.

En termes de statut, plusieurs choix juridiques s’offrent à vous. Si vous créez seul votre entreprise, il vous sera possible de choisir la société unipersonnelle avec un associé unique : l’EURL ou la SASU. La différence entre les 2 statuts concerne essentiellement le régime de sécurité sociale du chef d’entreprise. Pour l’EURL c’est le RSI et la SASU le régime de sécurité sociale. Exploiter en nom propre en entreprise individuelle ou opter pour une EIRL est tout à fait réalisable. L’Entrepreneur Individuel à Responsabilité limitée (EIRL) permet entre autres de sécuriser votre patrimoine personnel et de choisir l’impôt sur les sociétés.

Ouvrir un salon de coiffure sous le statut d’autoentrepreneur est souvent déconseillé. En effet, la limitation en termes de chiffre d’affaires et les limitations que cela induit peuvent influencer défavorablement le développement votre entreprise.

Si vous avez des associés, la création d’une société commerciale, type SARL ou SAS est recommandé. Notamment si vous souhaitez développer votre entreprise et créer votre propre chaîne de salons de coiffure.

Lorsque vous ouvrez un salon de coiffure en qualité d’artisan, vous êtes tenu de vous immatriculer au répertoire des métiers. Et si vous exercez en tant que société commerciale, vous devez aussi être immatriculée au registre du commerce et des sociétés. Les formalités de création à effectuer dépendent quant à elles du statut juridique retenu. 

Le choix du type de salon de coiffure

Une des premières grandes décisions que vous aurez à faire, pour l’ouverture d’un salon de coiffure, c’est le choix du type de salon. C’est-à-dire indépendant ou franchisé. Plusieurs choix sont possibles quant au type de salon que vous souhaitez. Tout d’abord est-ce que ce sera un salon uniquement féminin ou masculin ou mixte, haut de gamme ou bon marché ? Puis, vient le choix d’être indépendant ou pas.

Si vous choisissez d’être indépendant, vous aurez plus de liberté dans le choix de vos produits, votre manière de travailler, de l’agencement. Mais, cela vous demandera aussi beaucoup d’investissement, pour vous développer et asseoir votre image de marque.

Si vous optez pour la franchise, vous aurez moins de flexibilité en termes de décisions, cependant, vous bénéficierez de la renommée et des stratégies marketing d’une grande marque.

  • Franck Provost, Saint-Algue, Fabio salsa, Coiff&Co, Intermède, Interview, Niwel, Jean-Marc Maniatis, HairCoif (groupe Provalliance).
  • Dessange, Camille Albane (groupe Dessange).
  • Vog, Exclusive Coiffure, Tchip (groupe Vog).
  • Frédéric Moréno, Jack Holt (groupe Novaly).

Il existe depuis quelques années engouement pour les franchises low cost (Coiff&Co, Tchip) et les offres ciblées de coiffure express (Beauty Bubble).

Quel diplôme pour ouvrir un salon de coiffure

Première chose à savoir c’est que pour ouvrir un salon de coiffure, il faut au minimum détenir le BP coiffure. Mais, c’est toutefois possible si vous possédez un :

  • Brevet de Maîtrise (BM) Coiffure.
  • BTS Métiers de la Coiffure.
  • Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Responsable de salon de coiffure.

La coiffure étant un métier réglementé sans ce précieux sésame vous ne pouvez ouvrir de salon. L’ouverture sans diplôme est malgré tout possible, dans des conditions bien particulières. Si vous ne possédez pas au moins un des diplômes nécessaires, il vous saura possible d’ouvrir à condition qu’au moins une personne faisant partie de l’entreprise, associé(e) ou salarié(e), possède un des diplômes requis.

L’ouverture d’un salon de coiffure est possible sans diplôme, quand l’activité est exercée en complément d’une activité principale, implantée dans une commune avec moins de 2 000 habitants et s’il s’agit d’un salon pour hommes.

Auparavant obligatoire, le stage préalable à l’installation (SPI) est devenu facultatif depuis la loi Pacte du 24 mai 2019. Pour un coût moyen de 250 €, selon les chambres des métiers et de l’artisanat, ce stage qui se déroule sur 4 à 5 jours permet d’acquérir les compétences nécessaires à la création et la gestion d’une entreprise artisanale sur le plan juridique, fiscal social et comptable. Il peut donc être toujours utile.

Ouvrir un salon de coiffure

Après plusieurs années d’expériences, ou tout simplement à la fin de vos études, votre rêve, c’est d’ouvrir votre salon de coiffure. Mais, tout un tas de questions se bousculent dans votre tête. Comment faire ? Quels sont les étapes ? Quel diplômes est nécessaire ? …

L’ouverture d’un salon peut se diviser selon les étapes suivantes :

À cela s’ajoute des exigences en termes de formation et de formalités.

  • Posséder le diplôme nécessaire, c’est-à-dire le BP coiffure ou équivalent au minimum.
  • Suivre un stage de préparation à l’installation, le SPI, devenu facultatif depuis la loi PACTE du 24 mai 2019.
  • S’immatriculer auprès du CFE.
  • S’inscrire au répertoire de la chambre des métiers et de l’artisanat.
  • Le respect des normes ERP en vigueur pour l’accueil du public.

Si vous souhaitez ouvrir un salon de coiffure à votre domicile, c’est possible car légalement ce n’est pas interdit.Cependant cela est soumis à certaines conditions.

  • Posséder le diplôme nécessaire, le BP coiffure ou son équivalent au minimum.
  • Suivre un stage de préparation à l’installation (SPI), facultatif depuis la Loi PACTE du 24 mai 2019.
  • Si vous êtes locataire il faudra l’autorisation du prioritaire.
  • Que vous soyez propriétaire ou locataire, il faudra prévenir la mairie de votre future activité à domicile.
  • Déclarer votre activité à votre assurance pour l’accueil des clients à domicile.
  • S’immatriculer auprès du CFE.
  • S’inscrire au répertoire de la chambre des métiers et de l’artisanat.
  • Respecter les normes ERP pour l’accueil du public.